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Scanaris vs Snyk

Ce qu'est Snyk

Snyk est une plateforme de sécurité pour développeurs très puissante, axée sur l'analyse de votre code et de vos dépendances (SCA/SAST) : elle se connecte à votre dépôt et détecte les bibliothèques vulnérables et les failles dans votre code source.

En quoi Scanaris est différent

Scanaris ne regarde pas votre dépôt : il analyse votre site DÉJÀ PUBLIÉ depuis l'extérieur, comme le ferait un visiteur, et couvre aussi le SEO et l'AEO. Il n'a besoin d'aucun accès à votre code ni de rien à installer, et chaque résultat s'accompagne d'un prompt de correction pour votre IA.

ScanarisSnyk
Ce qu'il analyseVotre site publié (externe)Votre code et vos dépendances
ConfigurationAucune : vous collez l'URLConnecter le dépôt
SEO et AEOOui, inclusCe n'est pas son objectif
Prompts de correction par IAOui, pour chaque résultatSuggestions de remédiation
PublicCeux qui lancent vite, sans être expertsÉquipes de développement et de sécurité

Quand utiliser lequel

Si votre priorité est la sécurité du code et des dépendances au sein de votre pipeline, Snyk est excellent. Si vous voulez vérifier en quelques secondes comment votre site publié apparaît aux attaquants, aux moteurs de recherche et à l'IA, c'est la partie que couvre Scanaris. Beaucoup d'équipes utilisent les deux.

Ce que chacun regarde

Snyk regarde vers l'intérieur : votre dépôt et ce qu'il contient. Vous connectez GitHub, GitLab ou Bitbucket (ou vous utilisez sa ligne de commande et ses extensions pour l'éditeur) et il analyse vos dépendances à la recherche de versions aux vulnérabilités connues, votre code source à la recherche de failles, vos images de conteneur et votre infrastructure as code. Il s'insère dans le flux de travail : il commente les pull requests, ouvre des pull requests de mise à jour de dépendances et peut bloquer un déploiement. C'est un outil pour des équipes de développement qui ont un pipeline et qui l'entretiennent.

Scanaris regarde vers l'extérieur : ce que votre site publie une fois déployé, tel qu'un visiteur ou un attaquant le voit. Ce sont 47 vérifications réparties en huit piliers, en lecture seule, sans accès au dépôt et sans rien installer : en-têtes de sécurité, cookies, CORS, TLS, fichiers exposés, secrets dans le JavaScript servi, e-mail, domaine, réputation, plus le SEO et la visibilité auprès de l'IA, qui n'intéressent pas Snyk.

Il existe un petit recouvrement qu'il vaut mieux connaître. Scanaris détecte de l'extérieur quelques signaux liés aux dépendances : des bibliothèques navigateur obsolètes aux vulnérabilités connues (jQuery, AngularJS, Bootstrap), un package.json ou composer.json accessible publiquement, des source maps exposées et des scripts CDN sans attribut d'intégrité. Sur les forfaits payants, il peut aussi examiner un dépôt GitHub : fichiers sensibles commités par erreur, secrets évidents et dépendances npm vulnérables du lockfile confrontées à la base OSV. C'est une fraction de ce que fait Snyk et cela ne prétend pas le remplacer.

Comment on utilise chacun

Avec Snyk, vous créez un compte, connectez le dépôt ou installez son outil en ligne de commande, et dès lors il fait partie du quotidien de l'équipe : chaque changement passe par lui. Ce qu'il renvoie, ce sont des vulnérabilités avec leur identifiant, leur score de gravité et la version qui les corrige ; pour les dépendances, il peut ouvrir lui-même la pull request de mise à jour. L'interpréter exige de savoir lire une vulnérabilité et de décider si elle s'applique vraiment à votre cas.

Avec Scanaris, vous collez l'URL et, une trentaine de secondes plus tard, vous avez le rapport classé par impact, avec une explication en langage clair et un prompt de correction pour chaque constat à coller dans Cursor, Claude ou votre éditeur IA. Sur le forfait Pro, il relance l'analyse chaque jour sans consommer votre quota, vous prévient si le site tombe ou si le certificat expire, et l'API et le serveur MCP permettent de déclencher une analyse depuis votre propre flux de déploiement.

Ce que l'un trouve et pas l'autre

  • Seulement Snyk : une vulnérabilité dans une dépendance côté serveur jamais visible de l'extérieur ; une faille dans votre code repérée par analyse statique ; une image Docker aux paquets vulnérables ; une configuration d'infrastructure non sécurisée ; un problème de licences.
  • Seulement Scanaris : que votre déploiement sert le fichier .env ou le dossier .git ; que des en-têtes de sécurité manquent ou que la CSP est laxiste ; qu'un cookie de session part sans ses attributs ; qu'une clé Stripe ou Supabase circule dans le JavaScript ; qu'un panneau de débogage est ouvert en production ; que votre e-mail n'a pas de DMARC ; que les robots d'IA ne peuvent pas lire votre site. Rien de tout cela n'est dans le code : c'est de la configuration de déploiement et d'hébergement.

Un exemple concret avec Next.js : Snyk vous dira que votre version a la vulnérabilité du middleware (CVE-2025-29927) et qu'il faut mettre à jour. Scanaris vous dira que votre site déployé n'envoie pas HSTS et expose ses source maps. Les deux sont vrais en même temps, et aucun des deux outils ne voit l'autre moitié. La checklist pour Next.js parcourt les deux.

Prix (octobre 2026)

Snyk a un forfait gratuit avec un plafond mensuel de tests par produit, un forfait Team à 25 dollars par développeur et par mois facturé annuellement (de 5 à 10 développeurs) et un forfait Enterprise sur devis. Il facture par « développeur contributeur », c'est-à-dire chaque personne ayant poussé des changements dans des dépôts privés au cours des quatre-vingt-dix derniers jours, et non par analyse ni par projet.

Scanaris facture par projet, pas par personne : gratuit avec une analyse et deux ou trois constats débloqués, puis 24, 49 et 99 euros par mois pour 1, 5 et 25 projets (17, 34 et 69 en paiement annuel). Une équipe de cinq personnes paie 125 dollars par mois sur Snyk Team ; sur Scanaris Pro, 49 euros pour cinq sites. Ils ne mesurent pas la même chose, ce n'est donc pas une comparaison de valeur mais de modèle.

Quand utiliser les deux

Si vous avez un dépôt et un pipeline, Snyk sur les pull requests et Scanaris après chaque déploiement forment une combinaison qui couvre les deux moitiés du problème. Si votre appli a été générée par Lovable, Bolt ou v0 et que vous ne touchez au code qu'à travers des prompts, Snyk vous demandera d'exporter le dépôt et d'apprendre à lire ses résultats ; Scanaris fonctionne avec l'URL et vous donne la correction dans le format que vous utilisez déjà, un prompt. Les guides par stack expliquent quoi vérifier dans chaque cas.

Questions fréquentes

Scanaris remplace-t-il Snyk ?

Non. Snyk analyse le code, les dépendances, les conteneurs et l'infrastructure avec une profondeur que Scanaris n'a pas et ne vise pas. Scanaris couvre ce que Snyk ne regarde pas : le site publié, sa configuration et sa visibilité.

Snyk voit-il la même chose que Scanaris ?

Ses produits principaux ne font aucune requête vers votre site publié : ils travaillent sur le code. Snyk vend, comme produit séparé, des tests dynamiques d'API et d'applications web destinés aux équipes sécurité, une approche plus intrusive et plus chère que les vérifications en lecture seule de Scanaris.

Snyk est-il gratuit pour un projet personnel ?

Son forfait gratuit couvre un petit projet avec un nombre limité de tests par mois. Si vous voulez seulement savoir si votre site déployé a un problème grave, l'analyse gratuite de Scanaris répond à cette question en trente secondes ; les deux forfaits gratuits cohabitent sans difficulté.

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